Comment surmonter la crise durant le Covid-19 ?

Porter un masque

Entrée en état de récession, l’état affiche une perte du PIB de 6%, la pire performance trimestrielle depuis la 2nde Guerre Mondiale. Alors comment faire face à cet effondrement en tant qu’entreprise ?

Qu’en est-il concrètement ?

L’État a dit qu’il soutiendrait les entreprises pour éviter le marasme économique et nous avons assisté à des comportements dans les entreprises très différents :

  • Des dirigeants immédiatement bienveillants, ayant un curseur tourné vers leurs salariés, la protection de leur santé avant tout.
  • D’autres très largement orientés dans leur position autour de l’optimisation de la production et des aides potentielles de l’état.
  • Des salariés qui continuent à produire à leur domicile, gérant leur travail, la garde des enfants, les difficultés liées à cette situation.
  • Des salariés également qui exercent leur droit de retrait faute de moyens de protection suffisants, position qui a fait bouger plus d’un comité de direction et mis de la souplesse là où il n’y en avait pas.

Ceci nous amène à l’action politique qui a été liée au principe de précaution et pas assez dans l’action immédiate.

Peu ou pas de transparence sur les informations, population infantilisée.

Nous avons aussi pu constater ces dernières semaines que notre pays n’était pas du tout agile mais bien axé sur des procédures, des normes sans prendre en considération l’urgence du contexte.

Les dispositifis mis en place par les pays face au Covid-19

L’état a mis en place une ligne Maginot s’appuyant sur l’avis d’experts non préparés à la guerre rapide qui avançait vers la France. L’équipement de ses soldats était sommaire ou basé sur d’anciennes pratiques.

En Corée du sud, à l’inverse, la précédente crise sanitaire avait mis l’état sous le feu de la critique par son inaction. Il a donc agi vite et fort en imposant des règles strictes, un dépistage en masse, des moyens de protection immédiatement disponible de manière a endiguer la crise au plus tôt.

D’un point de vue personnel : En nous privant de notre liberté de mouvement par le confinement, nous touchons à une part importante de ce qui nous rend vivant : la relation à l’autre.

Dans ce moment si particulier nous expérimentons créativité de certains d’entre nous qui proposent des initiatives “extra-ordinaires” comme apporter de l’aide à ses

voisins pour les courses, un cours de gym suivi de balcons en balcons, des accès gratuits à tout un tas de services pour adoucir la vie de chacun, la solidarité oubliée revient …

Il est aussi intéressant de noter pour nous qui sommes “hyper-connectés” à nos téléphones et ordinateurs que nous avons tendance à privilégier ce type de contact, or ce que nous vivons nous fait prendre conscience de l’importance d’un contact physique, d’un véritable échange, de manger ensemble, de rendre visite à notre famille.

Peut-on s’attendre à reprendre la vie comme avant post-confinement ?

Enfin sur le plan spirituel : cette crise nous invite à nous questionner sur le sens de nos vies, sur ce qui est important pour chacun de nous dans notre accomplissement personnel, professionnel et familial. A quoi nous invite la vie … quelle est ma prochaine étape.

En ce qui concerne la famille qui est souvent reléguée au second plan après le travail, le confinement nous invite à redécouvrir ce temps en famille, avec nos enfants, le partage de l’éducation, la préparation des repas (tous les établissements sont fermés, nous devons donc cuisiner).

Enfin privés de nos centres de distractions habituelles (sorties, restaurants, shopping, ciné, événements culturels et sportifs) nous mesurons chacun leur importance et redécouvrons d’autres manières de nous occuper. Peut-être que certains d’entre nous se rendront compte qu’ils n’ont au fond pas besoin de tout ça pour vivre bien et heureux.

S’en suivra sans doute une période de questionnement profond sur ce que l’on a appris, envie de garder, besoin de transformer ou de faire évoluer, car comme après toutes les périodes de crise, il y’aura des transformations majeures. L’histoire nous dit que ce devrait être le cas (exemple crise de 29 ou après-guerre), Il nous appartient d’en être les acteurs.