Mise à jour le Mercredi, 09 Novembre 2011 11:18 Jeudi, 28 Juillet 2011 13:10
Le Château de Bégole
Le château de Bégole à Ossen : rue du château Bégolle (Bégole), en face de l’épicerie. Une maison forte seigneuriale se trouvait à cet endroit, au point le plus élevé. Son propriétaire actuel , désireux de construire une villa sur le terrain, a diminué de moitié, la hauteur de la tour afin de réduire l’ombre projetée sur sa maison !. Il ne reste maintenant que des murs, peu visibles de la rue.
L’origine de ce castet vient de la famille d’Aoussen qui donna vers le XIIIe siècle, son nom au village, Ossen. La fille de Foulque d’Aoussen, Na Guiraouta, se mariant vers 1300, avec le seigneur Pey II de Bégolle (Bégole), le château fut transmis à la famille de ce dernier. Elle le garda jusqu’en 1610. Vers 1920, le château fut racheté par le grand père du maire de l’époque, Gabriel Cazenave. Il ne fit aucune rénovation et le château menaçant ruines vers 1940, on utilisa alors les pierres pour la construction du clocher et de quelques granges alentour.
Quelques riverains se sont étonnés que ce patrimoine puisse être rayé de la carte, ils ne reçurent aucun appui tant de la municipalité qui voulait le raser pour en faire une école communale, que de la presse locale de l’époque peu au fait des problèmes de patrimoine.
Nous reproduisons ci -dessous une partie de l’interview de la Dépêche du 30 11 1998, de Gabriel Cazenave,
«Si l'on construit au pied des ruines, il faudra diminuer la hauteur des murs. On ne peut pas faire prendre de risques aux occupants de la maison. A tout moment les murs risquent de s'écrouler. Et si nous avions les moyens de rénover, on le ferait».
Et l’article de conclure : En attendant la suite des événements, l'architecte pressenti pour dresser les plans de la maison s'est rapproché des services des Bâtiments de France. Quant à la commune, elle n'aurait probablement pas les moyens de racheter la parcelle et les restes de ce château.
Des belles ruines qui existaient encore vers 1950, voir la photo d’archive, ci-dessous, il ne restait, à notre dernier passage, en 2004, pratiquement plus rien. Tout ce gâchis patrimonial pour une simple villa, alors que ce ne sont pas les terrains constructibles qui manquent dans le secteur.
Jean Omnès


