Mise à jour le Vendredi, 07 Octobre 2011 10:42 Jeudi, 28 Juillet 2011 13:10
L'église d'Arrens
L’église gothique d’Arrens, fortifiée avec enceinte crénelée, a été probablement construite vers 1200, mais elle a été profondément remaniée au cours des siècles, à la suite des tremblements de terre, des incendies et des guerres de religion (en 1569). Le toit du clocher quadrangulaire (barlong) du XVIe siècle, remanié au XIXe, est surmonté d’un lanterneau qui fut peut-être jadis une tour de guet.
Beau portail gothique, avec linteaux en accolade reposant sur des culots, sculptés : un diable à droite et un ange à gauche se disputent votre entrée. Tétramorphe représentant les évangélistes par leur symbole. À noter le nom du maître d’œuvre sculpté sur le linteau, vers 1500 : « Guillem Pey… de Casasus de Be ». La fenêtre de la sacristie, comme le tympan de fenêtre en réemploi dans le muret du cimetière, sont contemporains.
En entrant dans le cimetière, entouré d’un mur d’enceinte, encastré dans le mur à droite, se trouve le bénitier des Cagots. L’église est inscrite aux Monuments historiques. Si vous contournez le mur d’enceinte, vous découvrez une armoire eucharistique, réemployée en fenêtre. Elle est également surmontée d’un arc en accolade sculpté de feuilles d’acanthe.
A l’intérieur, présence dans le chœur, d’un retable du XVIIe siècle, à colonnes torsadées. Sculpté entre 1673 et 1677 par Abel et Jean Forguette d’Izeste (Béarn), il encadre la statue du saint patron du village : saint Pierre.
Dans la chapelle de gauche, se trouve un ancien autel roman avec les cinq croix de la consécration. Au-dessus, un grand Christ en bois polychrome.
Dans la chapelle de droite, le retable du transept date de 1635, il est signé Jean Domec d’Arrens. A gauche de ce retable, une curiosité : un panneau au grillage constitué d’une toile et de fuseaux tournés. C’est le confessionnal des sourds.
Remarquez aussi : le lutrin, la croix de procession et les bancs des consuls.
Le 18 mai 2011, fut inauguré la fin des travaux de rénovation avec un discours fort intéressant de l’architecte Virginie Lugol, sur l’historique de l’édifice et des travaux. « Le projet a consisté à lui rendre son côté originel, sa couleur unique unifiée avec de l’enduit à la chaux et du badigeon à lui rendre une harmonie de teintes puis à restaurer les retables du XVIIe siècle, la galerie et ses trois arches et l’éclairage… »
Jean Omnès


