L'église de Juncalas

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L'église de Juncalas


L’église de l’Assomption : classique des XVIIe et XVIIIe siècles avec clocher-mur et nef centrale voûtée en berceau plein cintre. Elle abrite un beau retable en trois volets représentant l’Assomption encadrée par saint Michel terrassant le diable-dragon, et N.-D. du Rosaire, accompagnée de saint Dominique et de sainte Thérèse. Ces trois panneaux de bois sculpté polychrome sont séparés par des colonnes torses à rinceaux. On les attribue aux ateliers Soustre (1700). Certains (dont le CPIE) l’attribuent, avec l’autel très rocaille, à Jean Claverie de Lourdes, et le datent de 1768. À noter les deux aigles en bois doré sur les panneaux latéraux, cette présence animalière est peu courante dans les églises bigourdanes. Une plaque commémorative de marbre rend hommage à Mgr Laurence (1790-1870), évêque de Tarbes et Lourdes lors des Apparitions. Il vécut à Juncalas comme barbier d’un médecin.


Plus loin, avant le cimetière : chapelle Saint-Roch. Ce saint est fort répandu tout le long de la chaîne pyrénéenne, sur les routes de Saint-Jacques-de-Compostelle. Pèlerin en grande tenue avec son chapeau à large rebord, orné de la coquille Saint-Jacques, vêtu de la cape avec son esclavine ou couvre épaule de cuir, et avec les accessoires de la longue marche : le bâton (bourdon), la gourde et la besace. Sans oublier le chien, compagnon de voyage. Cette chapelle a été édifiée après une épidémie de peste en 1690. Les locaux avaient pris coutume de faire bénir le bétail devant l’édifice.

 

Jean Omnès