Eglises
Jeudi, 28 Juillet 2011 13:10
L'église de Juncalas
L’église de l’Assomption : classique des XVIIe et XVIIIe siècles avec clocher-mur et nef centrale voûtée en berceau plein cintre. Elle abrite un beau retable en trois volets représentant l’Assomption encadrée par saint Michel terrassant le diable-dragon, et N.-D. du Rosaire, accompagnée de saint Dominique et de sainte Thérèse. Ces trois panneaux de bois sculpté polychrome sont séparés par des colonnes torses à rinceaux. On les attribue aux ateliers Soustre (1700). Certains (dont le CPIE) l’attribuent, avec l’autel très rocaille, à Jean Claverie de Lourdes, et le datent de 1768. À noter les deux aigles en bois doré sur les panneaux latéraux, cette présence animalière est peu courante dans les églises bigourdanes. Une plaque commémorative de marbre rend hommage à Mgr Laurence (1790-1870), évêque de Tarbes et Lourdes lors des Apparitions. Il vécut à Juncalas comme barbier d’un médecin.
Plus loin, avant le cimetière : chapelle Saint-Roch. Ce saint est fort répandu tout le long de la chaîne pyrénéenne, sur les routes de Saint-Jacques-de-Compostelle. Pèlerin en grande tenue avec son chapeau à large rebord, orné de la coquille Saint-Jacques, vêtu de la cape avec son esclavine ou couvre épaule de cuir, et avec les accessoires de la longue marche : le bâton (bourdon), la gourde et la besace. Sans oublier le chien, compagnon de voyage. Cette chapelle a été édifiée après une épidémie de peste en 1690. Les locaux avaient pris coutume de faire bénir le bétail devant l’édifice.
Jean Omnès
Mise à jour le Mercredi, 05 Octobre 2011 13:40 Jeudi, 28 Juillet 2011 13:10
L'église des Angles
L’église Saint-Étienne, avec son clocher-mur, est inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Chrisme en réemploi en chaînage d’angle. À l’intérieur, a été classé à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, en décembre 2002, l’ensemble du mobilier du XVIIIe siècle, dont le retable et le tabernacle. Le panneau de droite représente la Lapidation et celui de gauche le Jugement de saint Étienne. Le tabernacle évoque La Fuite en Egypte et la Nativité. Les deux statues d’ange en bois doré, de chaque côté de l’entrée du chœur, sont attribuées à l’atelier des célèbres Ferrère (Marc et Jean).
Jean Omnès
Mise à jour le Mercredi, 05 Octobre 2011 13:42 Jeudi, 28 Juillet 2011 13:10
L'église de Lézignan
Église de la Toussaint au clocher-porche. Construite fin XVIIe siècle, elle a été largement remaniée, surtout le clocher, au XIXe siècle. Les panneaux latéraux du retable sont attribués à Jean Ferrère : colonnes torses, rinceaux et grappes très baroques. Le superbe panneau central et le tabernacle, eux, seraient de Dominique Ferrère (donc plus tardif). Ce panneau représente l’Assomption de la Vierge. Il est encadré d’un évêque et de saint Jean. Armoire baptismale. D‘après l’Académie de Lourdes (1), la somptuosité de ce retable serait due aux fermiers généraux qui souhaitaient faire du village leur « quartier général ». Afin d’asseoir leur prestige, ils auraient décidé de mettre en valeur l’église et son retable.
(1) Plaquette églises du Pays de Lourdes, 2006.
Jean Omnès
Mise à jour le Mercredi, 05 Octobre 2011 13:50 Jeudi, 28 Juillet 2011 13:10
L'église de Lugagnan
Église de Saint-Saturnin : petite église rurale au clocher-mur et à nef unique. Elle daterait de 1724.
Jean Omnès
Mise à jour le Mercredi, 05 Octobre 2011 13:52 Jeudi, 28 Juillet 2011 13:10
L'église de Ourdis-Cotdoussan
La chapelle d’Ourdis : adorable petite église dédiée à saint-André, à abside demi-circulaire, qui ressemble à une grange surmontée d’un petit clocher. Elle a été offerte par Ricaut Abadie. Son nom est gravé sur le porche afin que personne ne l’oublie.
L’église Saint-Jacques à grande église à nef et chevet romans, voûtée de bois. Elle a été restaurée en 1662, après le tremblement de terre, avec les pierres récupérées au château. Le maître-autel, le tabernacle et le retable sont classés Monuments historiques. Le retable représentant saint Jacques aurait été sculpté par le Toulousain Jacques Galy. Il était associé à Hélie Courau de Lourdes. L’ensemble monumental en bois doré fait l’objet d’une importante restauration, avec la volonté de restituer l’état d’origine, décrit dans un contrat travers un contrat de l’époque. Le panneau central présente la montée au ciel de saint Jacques, entre deux pèlerins à genoux, portant besace, gourde, galérus(1) et imposant bourdon ; avec pour « toile » de fond, l’église du village. Sur le panneau de gauche Jacques sort de sa prison, et sur celui de droite, il est décapité sur ordre d’Hérode. Vue sur une insolite piscine en contrebas.
Cette église a été classée en juin 2011 au Patrimoine mondial au titre de lieu du CSJC (Chemin de Saint-Jacques-de- Compostelle).
(1) Chapeau à larges bords.
Jean Omnès
Mise à jour le Mercredi, 05 Octobre 2011 13:54 Jeudi, 28 Juillet 2011 13:10
L'église d'Ourdon
L’église romane à nef unique et à chevet semi-circulaire est dédiée à Saint-Pierre-aux-liens. Située sur la butte, elle a été reconstruite en 1898 et restaurée en 1999. Son fragment de fresque sur la façade (tentation d’Adam et Ève) a pratiquement disparu ; reste l’emplacement.
À voir, le petit autel votif gallo-romain encastré dans le mur d’accès à l’église avec l’inscription « Julia Paterna VS LM ». Il manque la partie supérieure. On pense qu’il est du Ier ou du IIe siècle. Lavoir avec son cabenèro pour rafraîchir le lait. La belle maison du curé Vergé (1845), une des rares encore debout, a servi de mairie et d’école. Notez le beau fronton gravé du linteau.
Jean Omnès
Mise à jour le Mercredi, 05 Octobre 2011 13:55 Jeudi, 28 Juillet 2011 13:10
L'église d'Ousté
L’église dédiée à saint Pierre a été reconstruite après le séisme de 1854. À l’intérieur, étonnante fontaine en marbre noir veiné du XVIIIe siècle. Au-dessus du font baptismal, dans une armoire, est exposée une poterie médiévale trouvée dans le chœur de l’ancienne église.
Jean Omnès
Mise à jour le Mercredi, 05 Octobre 2011 13:55 Jeudi, 28 Juillet 2011 13:10
L'église de Paréac
L’église de l’Assomption au clocher-mur, des XVIIe-XVIIIe siècles. Sous son porche, sont gravées une fleur de lys et une feuille de chêne. À l’intérieur, des fresques ont été mises au jour lors de travaux ; on peut y distinguer un ange. Le superbe retable baroque provient du célèbre atelier de Marc Ferrère. Cette œuvre, classée Monument historique et datée des années 1715, représente l’Assomption. La toile est encadrée de pilastres, doublés par les statues de Jean l’Évangéliste et de saint Joseph. Le plafond bleu constellé d’étoiles vient d’être restauré. L’église possède une rare statue du XVIIIe siècle, qui ne peut être exposée, vu sa valeur.
Jean Omnès
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