Mise à jour le Jeudi, 09 Février 2012 21:08 Jeudi, 09 Février 2012 17:09
Le PGHM de Pierrefitte-Nestalas et la section montagne de la CRS 29 de Lannemezan sont mobilisés pour secourir les victimes d'accidents de ski ou d'avalanches.
Avec les chutes de neige importantes de ces derniers jours, le risque d'avalanches est bien présent sur les Pyrénées.
Le PGHM (Peloton de gendarmerie de haute montagne de Pierrefitte-Nestalas) et la section montagne de la CRS 29 de Lannemezan sont en alerte, surtout en ce moment car une avalanche peut très vite se déclencher.
Pour les amateurs de randonnée, il vaut mieux s'informer des risques et indiquer à ses proches l'itinéraire suivi. D'autre part, il est indispensable de se munir d'une pelle à neige, d'une sonde et d'un ARVA (détecteur de victimes d'avalanches)... Et surtout, ne pas partir seul !
En cas d'avalanche, et si les conditions météorologiques le permettent, le PGHM et la CRS 29 se rendent sur les lieux avec l'hélicoptère du détachement aérien de la gendarmerie de Tarbes ou celui de la base de la Protection civile de Pau-Uzein. Cinq personnes sont à bord : le pilote, le mécanicien, deux secouristes et un médecin du Smur montagne. Si des intempéries sont existantes, ils partent à pied sur le site de l'accident. Sans oublier les pisteurs-secouristes des stations de ski qui sont formés régulièrement afin de mieux appréhender ce type de situation ainsi que les maîtres chiens du PGHM, de la CRS 29 et des pisteurs-secouristes.
Savoir évaluer le risque
Le vent formant des plaques à vent est un des éléments à ne pas négliger, surtout après des récentes chutes de neige. Le cas typique d'une pente susceptible d'avalanche est raide, à l'ombre, près d'une crête et couverte de neige soufflée. Si elle est supérieure à 30°, elle est dangereuse. Petit conseil : planter un bâton droit dans la neige et en placer un autre perpendiculairement au premier, dirigé vers l'amont. S'il atteint la moitié du premier bâton, la déclivité est supérieure à 30°. Eviter donc le hors-piste quand les conditions sont mauvaises. Il faut savoir que plus de 80% des accidents dus à une avalanche ont été causés par les victimes elles-mêmes. À noter que la quantité de neige est un des facteurs aggravant du risque avalancheux, mais une faible épaisseur ne l'exclut pas non plus.
Une neige fraîchement tombée met beaucoup de temps à se stabiliser (3 à 7 jours). Pendant cette période, le manteau neigeux émet des craquements sourds qui doivent être pris comme des signaux d'alarme. Si on assiste à une montée des températures, la neige est plus lourde et peut se transformer en avalanche sans prévenir !
La montagne est comme la mer, belle mais indomptable !
Philippe Champion



